Pourquoi m’être lancée dans le défi « Février sans supermarché » ?
Cela fait plusieurs mois que j’essaie de changer mes habitudes (et celles de la famille !) pour aller vers une consommation globalement plus respectueuse de l’environnement et des gens, une alimentation plus saine, plus locale et moins industrielle.
Je fabrique la plupart de mes produits ménagers moi-même et utilise significativement moins de produits d’hygiène issus des grandes marques de cosmétiques. Mais pour l’alimentation, j’avais beaucoup de mal à me lancer et à chercher des alternatives pour enfin limiter mes passages dans les deux fameuses enseignes orange.
Quand les articles sur le défi ont commencé à se multiplier fin janvier, je me suis dit que c’était l’occasion idéale : pouvoir profiter de l’émulation créée, du partage de bons plans et d’idées et ainsi me forcer à sortir de ma zone de confort !
Par contre, je savais que me lancer dans un défi 100% sans supermarché ne serait que très difficilement réalisable et probablement rapidement démotivant. J’ai donc décidé de choisir quelques groupes de produits qui devraient être achetés hors supermarché : pain, produits laitiers, fruits et légumes.
Comment s’est passé le défi ? Quels ont été les points forts et les difficultés rencontrées ?
Les deux premières semaines, c’était l’euphorie, littéralement ! J’étais transportée par la découverte de super adresses toutes proches de chez moi et je me rendais compte que du même coup je revenais à des reflexes de limitation de nos déchets, comme emporter mes bocaux, sachets en tissus et boîtes à œufs. Ramener tous ces beaux produits était grisant !
A partir de la deuxième moitié du mois, entre les enfants malades et l’arrivée du grand froid, la difficulté a commencé à se faire sentir et la démotivation à pointer le bout de son nez. Moins d’organisation au niveau des repas et du coup, facilement une chose ou une autre qui manquait dans le frigo. Prendre la voiture et embarquer les enfants pour acheter trois produits dans deux points de vente différents me semblait d’un coup trop contraignant. Vous l’avez compris, il y a donc eu quelques petits écarts !
En cours de défi, je me suis aussi posé la question du budget : combien me coûtent des produits que j’utilise régulièrement à l’achat au marché à la ferme ou en épicerie bio par rapport à leur équivalent en supermarché ? Globalement, les différences de prix ne sont pas forcément dissuasives, mais j’ai pu prendre note de certains produits que je n’achèterai pas régulièrement hors supermarché. Avez-vous déjà calculé le prix d’un litre de jus d’orange bio frais pressé à la maison ? Si on en consomme tous les jours, on est vite effrayé !
Que va-t-il me rester du défi ?
Principalement, ce à quoi j’aspirais : la découverte d’adresses alternatives, dont un magnifique marché à la ferme tout proche de chez moi. Et puis aussi certaines constatations : pour durablement changer mes habitudes de consommation en matière alimentaire, il me faut une meilleure organisation au niveau de la planification des repas et des courses, pour rationaliser les déplacements.
Et puis ce défi a également engendré quelques changements annexes très basiques, mais auxquels j’avais pourtant résisté jusque-là : j’ai ressorti ma yaourtière qui prenait la poussière depuis une première tentative pas vraiment couronnée de succès et suis partie à la recherche de LA recette. Depuis, je fais des yaourts pour toute la famille deux fois par semaine. J’ai aussi (enfin) investi dans une bonne vieille râpe à fromage, parce que le fromage déjà râpé, même s’il n’est pas plus cher, franchement, quelle ineptie !
Au final, je suis très contente d’avoir tenté cette expérience, même s’il y a eu des écarts, des doutes et des petits moments de découragement. L’important n’est pas de viser la perfection, mais de savoir se remettre en question et d’avancer à son rythme ! Changer, évoluer, petit à petit, mais pour le meilleur !
À propos de l’auteur
Céline a 34 ans, est maman de 3 enfants et vit a Cortaillod.
Son master en droit de l’université de St-Gall en poche elle a travaillé durant 8 ans comme fiscaliste dans une grande société d’audit, de conseil juridique et fiscal. Elle a cessé son activité professionnelle au moment où sa fille aînée est entrée à l’école pour se consacrer à ses enfants et développer une petite activité de biscuits décorés avec The cookie Compagny.